
MESSAGE DU TSADIK
*LOIS ET USAGES DE HANOUKA*
TRADUCTION EN FRANÇAIS DES ÈCRITS DU TSADIK RABBI
YOCHIAHOU PINTO chlita, dans son livre sur Hanouka : Yaïr Néri .
1. Le moment de l’allumage des lumières de Hanouka commence à la sortie des
étoiles ; a priori, il faudra allumer dans la demi‑heure qui suit la sortie des étoiles. Si
l’on n’a pas allumé dans ce laps de temps, on pourra encore allumer toute la nuit
jusqu’à l’aube. La veille de Chabbat, on allumera les lumières environ vingt
minutes avant le coucher du soleil, et l’on allumera d’abord les lumières de
‘Hanouka, puis ensuite les lumières de Chabbat.
2. Notre maître le ‘Hida zatsal écrit dans son livre Moré Be-Etsba (lettre
Réch‑Tsadé‑Tèt) : « Durant les jours de ‘Hanouka, on veillera particulièrement à
allumer les lumières en leur temps, soi-même, et l’on ne s’en remettra pas à un
enfant ou à un domestique, car la mitsva est plus belle lorsqu’elle est accomplie par la
personne elle-même. »
3. Les femmes sont tenues, elles aussi, à l’allumage des lumières de ‘Hanouka, car
« elles aussi ont été concernées par le miracle ». C’est pourquoi, s’il n’y a pas
d’homme à la maison au début de la nuit, sa femme allumera à sa place.
4. Il est bon et recommandé pour les messieurs, comme coutume louable mais pas
obligatoire, d’aller s’immerger au mikvé avant l’allumage des lumières de ‘Hanouka.
On sait en effet que le Midrash Maassé ‘Hanouka rapporte que les Grecs avaient
décrété que le peuple juif n’avait plus le droit de s’immerger au mikvé ! Un miracle
s’est produit : un mikvé a été préparé pour chacun. Ce texte est cité dans le Ba’er
Hetèv sur la paracha Toledot (26, 22). En souvenir de ce miracle, certains messieurs
pieux ont l’usage de s’immerger au mikvé avant d’allumer les lumières de
Hanouka.
5. L’homme veillera, avant l’allumage de Hanouka , à bien se laver soigneusement les
mains (voir Kav HaYachar, chapitre 96), et à faire une netilat yadaïm SANS
bénédiction.6. On aura la kavana = l’intention de réparer son âme par la mèche, son souffle vital
(son roua’h) par l’huile, et sa néchama par la lumière ; et que toutes ces forces
s’enflamment et s’élèvent grâce à l’allumage des lumières .
7. Au moment où l’homme s’interrompt de son travail pour allumer les lumières de
‘Hanouka, il s’efforcera de penser au mérite de Yo’hanan le Grand Prêtre. Sont bien
connus les propos du Bné Yissa’har (lettre 21) au sujet de la guémara (Sota 47a) :
« Jusqu’aux jours de Yo’hanan le Grand Prêtre, le marteau frappait à Jérusalem
pendant ‘Hol HaMoed » pour les travaux indispensables qui auraient été perdus
autrement = davar ha‑aved, une perte d’argent pour laquelle il est permis de travailler
à Hol Hamed pour éviter ladite perte. Mais Yo’hanan se leva et décréta l’interdiction
pour les forgerons de travailler même dans le cadre d’un davar ha‑aved durant Hol
Hamoed, car le bruit de leurs marteaux s’entendait au loin, et les gens ne savaient pas
qu’il s’agissait d’un travail permis ou pas durant ‘Hol Hamoed. Yo’hanan annula
donc tous ces travaux à Jérusalem, même pour davar ha‑aved durant Hol Hamoed,
car de loin on entendait le bruit sans savoir s’il était permis ou non. Il préféra qu’il
n’y ait aucun travail. C’est pour cela que Yo’hanan le Grand Prêtre eut le mérite que
l’on s’abstienne de travailler à ‘Hanouka en souvenir de lui, de son nom et pour la
publication du miracle. C’est pourquoi il est bon, à ce moment-là, de penser à
Yo’hanan le Grand Prêtre.
8. Au moment de l’allumage, on sera dans une grande joie et l’on prononcera les
bénédictions avec une intense ferveur.
9. Lorsque l’on achète l’huile pour les lumières de ‘Hanouka, on doit savoir que nos
maîtres zatsal ont dit que, à ce moment précis, on a le pouvoir d’amener davantage de
crainte du Ciel dans le monde. Par conséquent, lorsqu’on achète l’huile de Hanouka,
on ne doit pas le faire comme un simple achat ordinaire, mais avec un grand
attachement au Saint Béni soit-Il, en ayant l’intention d’acheter cette huile pour
accomplir la mitsva de D.ieu, pour éclairer et publier le miracle de ‘Hanouka. C’est à
ce sujet qu’il est dit : « Il est des hommes qui acquièrent leur monde en une heure »
(Avoda Zara 17a) : en une seule heure, lorsqu’il achète l’huile, l’homme peut acquérir
son monde futur, en diffusant de la lumière dans le monde et en faisant entrer la
lumière dans toute la création.
10. « Éternel, délivre mon âme de la lèvre mensongère » (Psaume 120, 2). Les
initiales des mots Ha-tsila Nafchi Mi Sfat Chaker forment le mot « huile » (ha-shemen). Nos maîtres expliquent que, grâce à l’huile de ‘Hanouka, l’homme s’attache
davantage à la mesure de vérité et s’éloigne du mensonge.
11. Il est rapporté dans le livre Moëd LeKol ‘Haï de notre maître Rabbi ‘Haïm
Falaggi zatsal : si quelqu’un a volé de l’huile à un non-juif, il s’agit d’un véritable
vol, exactement comme s’il avait volé un juif, et il est tenu de la restituer. Si
néanmoins il n’a pas d’autre huile que cette huile volée has ve cha-lom, alors il
allumera sans réciter de bénédiction, car il est interdit de réciter une bénédiction sur
quelque chose de volé.
12. Notre maître le ‘Hida zatsal écrit dans Moré Be‑Etsba (lettre Chin) : « Il est juste
d’allumer les lumières de Hanouka avec de l’huile d’olive, c’est la mitsva dans sa
forme la plus parfaite. Il embellira la mitsva par des lumières propres et belles, et
tout sera fait pour l’honneur du Ciel. » Faire la mitsva des lumières de Hanouka dans
.בס׳ד les règles est une s’écoula pour avoir des enfants érudits en Torah
13. Mes pères et maîtres zatsal avaient l’habitude de sortir leur Hanoukia et de
préparer les lumières de ‘Hanouka trois jours avant le début de l’allumage, et
d’attendre trois jours après la fin de Hanouka pour ranger leur Hanoukia.
14. Nos maîtres zatsal ont dit qu’il n’est pas bon de faire comme ceux qui allument
les lumières de Hanouka directement sur du marbre ou sur une table, car le miracle
s’est produit dans un récipient, un ustensile, et il faut donc allumer les lumières sur
une ‘Hanoukia ou sur un support similaire.
15. Il est une mitsva de poser les lumières de Hanouka à une distance de un téfa’h
(environ à 8 cm) attenant à la porte, à gauche de l’entrée. Si la porte ne donne pas sur
le domaine public, on allumera sur une fenêtre donnant sur la rue. Certains ont
l’usage d’allumer, même de nos jours, sur la table à l’intérieur de la maison, et
ils ont sur qui s’appuyer.
Note du traducteur : attention aux incendies ! Ne pas prendre des fioles dont le
contenant est en plastique, ni de hanoukia en plastique .
16. Il est une mitsva de placer les lumières de Hanouka à moins de dix téfa’him
(environ 80 cm) du sol ; si on les a posées plus haut, on est tout de même quitte. Il est
recommandé de les placer à plus de trois téfa’him (environ 24 cm) du sol. Si on les a
placées plus haut que vingt amot (environ 9,60 mètres), on n’est pas quitte, et il
faudra rallumer sans bénédiction. Dans tous les cas, on mesurera la hauteur à partirdu sol de l’appartement, si bien que celui qui habite à un étage élevé peut malgré tout
allumer chez lui.
17. Notre maître le ‘Hida zatsal écrit dans Birké Yossef (Ora’h ‘Haïm, siman 679,
lettre 1) que, selon la voie de la Kabbale, il y a une raison profonde qui fait que le
vendredi à l’approche de Chabat, l’on doit allumer d’abord les lumières de ‘Hanouka
et seulement ensuite les lumières de Chabbat, car on doit « monter en sainteté ».
Ainsi convient-il d’agir, et c’est ainsi qu’agissaient mes pères et maîtres zatsal.
18. Il est encore rapporté par notre maître le ‘Hida zatsal dans Birké Yossef (ibid.,
lettre 2) : « Il faut veiller, la veille de Chabbat pendant ‘Hanouka, à prier d’abord
Min’ha, et puis ensuite on allumera les lumières de ‘Hanouka. En effet, la prière de
Min’ha correspond au sacrifice quotidien de l’après-midi, et les lumières de
‘Hanouka rappellent le miracle survenu avec les lumières de la ménora, qui étaient
allumées après le sacrifice quotidien de l’après-midi » (ainsi a écrit le gaon Rabbi
Chmouel Abouhav, auteur de Devar Chmouel, dans ses responsa manuscrites).
19. Celui qui, à la sortie de Chabbat, est rigoureux comme l’opinion de Rabbénou
Tam, devra être rigoureux de la même manière pour les lumières de ‘Hanouka.
20. Mes pères et maîtres saints zatsal avaient l’habitude d’allumer les lumières de
‘Hanouka à la synagogue avant la Havdala. Mais à la maison, on faisait d’abord la
Havdala sur le verre de vin, la bougie, les odeurs. Puis ensuite seulement on allumait
les lumières de ‘Hanouka.
21. Dans la maison de mon saint grand-père zatsal BABA MEÏR zatsal, lorsque de
nombreuses personnes se trouvaient chez lui le samedi soir, il avait l’habitude
d’allumer exceptionnellement les lumières de ‘Hanouka avant la havdala, comme on
le fait à la synagogue pour multiplier le miracle. Mais uniquement lorsqu’il y avait
beaucoup de monde chez lui.
22. Il s’agit d’une coutume sainte et excellente que de déposer, pendant la fête de
Souccot, l’huile destinée aux lumières de ‘Hanouka dans sa soucca comme ornement,
et de n’allumer ensuite les lumières de ‘Hanouka qu’avec cette huile-là : leur force en
est alors décuplée.
23. Il est une ségoula pour sortir de la mélancolie : regarder les lumières de
‘Hanouka allumées durant la première demi-heure qui suit l’allumage. Celui ou cellequi se trouve dans la tristesse et les soucis veillera particulièrement à cela et verra de
. בס׳ד grandes délivrances
24. Le roi David déclare dans les Psaumes (91, 8) : « De tes yeux seulement tu
regarderas… ». C’est-à-dire qu’il faut réparer la faute des yeux, qui est la source de
trop nombreuses fautes, en s’abstenant de tout regard interdit, et en dirigeant au
contraire son regard vers les choses de sainteté, vers les mitsvot et vers les lumières
de ‘Hanouka, comme nous disons : « Nous n’avons pas le droit de nous en servir,
mais seulement de les regarder ».
25. L’une des plus grandes difficultés de l’âme humaine est que l’homme ne voit pas
les défauts qui sont en lui ; il a alors l’impression que le monde entier lui en veut et
ne le comprend pas, et il se retrouve rempli de reproches et de griefs envers le monde
entier. Mais s’il comprenait, voyait et ressentait ses propres défauts, il les corrigerait
et se serait ainsi épargné bien des difficultés et des incompréhensions. C’est là un des
forces des lumières de ‘Hanouka : grâce à la contemplation des flammes de Hanouka,
l’on pourra voir et comprendre ses défauts, une ouverture s’ouvre dans son âme pour
lui faire saisir ce qu’il ou elle doit rectifier et organiser. C’est le sens des mots :
« Nous n’avons pas le droit de nous en servir, mais seulement de les regarder » : leur
vision seule suffit à éclairer tous les lieux obscurs de l’âme, et l’on peut alors réparer
toutes les difficultés et toutes les failles de sa personnalité בס׳ד, et s’élever
spirituellement.
26. Nos saints maîtres zatsal nous ont appris que la vision des lumières de ‘Hanouka
est une ségoula pour la mémoire, de même que la mézouza et les tsitsit : la mézouza
sur la porte sert à se rappeler la royauté de D.ieu. Ainsi en est-il aussi des tsitsit,
comme il est dit : « Vous les verrez et vous vous souviendrez ». Idem pour les
lumières de ‘Hanouka – les Grecs ont cherché à leur faire oublier la Torah, et nous,
nous nous en souvenons.
27. Un homme qui avait fauté avec ses yeux se présenta devant mon grand-père,
notre maître Rabbi Méïr Abou’hatsera zatsal, et lui demanda : « Comment réparer ce
que j’ai abîmé dans ma jeunesse par des regards interdits ? ». BABA MEÏR zatsal lui
répondit qu’il veillerait à regarder chaque jour les lumières de ‘Hanouka durant la
première demi-heure après l’allumage, car elles ont la force de purifier ce qu’il a
souillé, même dans sa jeunesse, par la faute des regards interdits.28. L’Homme doit savoir que, de quelque détresse qu’il souffre, à D.ieu ne plaise, le
fait de regarder les lumières de ‘Hanouka entraîne et attire des délivrances pour être
sauvé de toute détresse et difficulté. C’est ainsi qu’il est rapporté dans le saint livre
Yétèv Panim (section ‘Hanouka, lettre 10) : « Tel est l’usage d’Israël, Torah vivante :
s’asseoir après l’allumage et poser les yeux sur la lumière des flammes ; la raison en
est d’attirer les miracles et les prodiges par la force du regard, qui a le pouvoir de
faire naître et d’engendrer. »
29. L’homme doit savoir que ‘Hanouka possède une grande force pour la Parnassa =
la subsistance, la gagne-pain de l’homme tout au long de l’année. Il multipliera donc
les prières pour sa parnassa devant les lumières de Hanouka allumées. On sait ce
qu’ont relevé nos maîtres zatsal sur les mots de Yaakov Avinou : « Du pain pour
nourrir les enfants » (le’hem lefi ha-taf). Le mot taf a pour valeur numérique 94, et
‘Hanouka a également pour valeur numérique 94 : c’est le signe de la subsistance.
C’est pour cela aussi que l’on a coutume de donner de l’argent aux enfants pendant
‘Hanouka.
30. Durant ‘Hanouka, il y a une grande ségoula pour être exaucé et mériter une
descendance viable. Une femme qui n’a pas encore mérité d’avoir des enfants récite
le passage « ‘Hanna pria » = la prière de Hanna (I Samuel 2, 1–10). On sait, d’après
les paroles rapportées au nom de notre maître le Ari hakadoch zatsal, que Matityahou
ben Yo’hanan le Grand Prêtre était la réincarnation (ou l’« étincelle ») du prophète
Chmouel, fils de Hanna. Chmouel avait commencé à réparer la mesure de Hod (la
splendeur), mais ne l’avait pas complètement achevée.
31. Durant ‘Hanouka, il y a une grande force pour que celui ou celle qui n’a pas
encore mérité une descendance viable soit exaucé-e et puisse engendrer des fils et des
filles. Celui ou celle qui n’a pas encore été exaucé dirigera son intention au moment
de l’allumage des lumières et demandera à HACHEM, dans Sa grande miséricorde,
d’être gratifié d’enfants pieux et érudits en Torah.
32. Il est rapporté par nos saints maîtres zatsal qu’à la fin des jours de ‘Hanouka, on
rassemblera toutes les huiles et toutes les mèches utilisées pendant la fête, on les
placera à un même endroit et on les allumera ; l’homme et sa femme passeront au-
dessus de ce feu, et cela est utile pour la paix dans le foyer et pour mériter une
descendance viable.33. Notre maître le ‘Hatam Sofer zatsal écrit dans Torat Moché (paracha Mikets, p.
179) que l’allumage des lumières de ‘Hanouka apporte à l’homme la réussite dans
l’étude de la Torah, tant dans la compréhension que dans la capacité de mémorisation.
34. Il est rapporté dans le saint livre Meor Vachemech : le tsadik doit accomplir ses
actions spirituelles dans les mondes supérieurs avec discrétion et modestie, afin que
les ministres célestes – anges tutélaires de nations – ne comprennent pas et ne
suscitent pas d’accusations sur le peuple d’Israël. Si, à D.ieu ne plaise, il agit en
public d’une manière qui provoque un dommage spirituel, il en est responsable. Sauf
en ce qui concerne la bougie de ‘Hanouka : là, le miracle s’est produit au grand jour,
en pleine publicité, et il n’y a aucune crainte des ministres célestes : au contraire,
c’est une mitsva de placer la ‘hanoukia à l’extérieur, à la porte, pour publier le
miracle, comme l’ont écrit les poskim.
35. On peut expliquer un grand principe dans le service d’Hachem : lorsqu’un
homme se renforce et publie le miracle de ‘Hanouka, et qu’à partir de ce
renforcement et de cette publication du miracle il s’élève, se renforce encore et
continue de progresser, il doit savoir que toute chose dans laquelle il se renforce, dont
la racine spirituelle provient du renforcement né de la publication du miracle de
‘Hanouka, est une mitsva protégée, comme la mitsva de publier le miracle de
‘Hanouka. Les forces de l’impureté et les accusateurs n’ont pas de prise sur les
mitsvot qui découlent de ce renforcement. Pour éclairer cela : un homme qui s’est
renforcé pendant ‘Hanouka, qui a accompli la mitsva avec attachement, beauté et
publication du miracle, et qui, grâce à cela, voit la règle de « une mitsva en entraîne
une autre » se réaliser – il progresse à des degrés plus élevés, pose désormais les
téfilines avec plus de splendeur, accomplit chaque mitsva avec un plus grand soin et
une plus grande publicité –, cet homme doit savoir que toutes ces mitsvot sont
protégées des accusateurs, car leur racine vient de ‘Hanouka. La force de ‘Hanouka
est de protéger l’homme contre les accusateurs et les forces extérieures, afin qu’ils
n’aient ni place ni domination sur lui.
36. « Car Il ordonnera à Ses anges de te garder dans toutes tes voies » (Psaume 91,
11). L’on doit savoir que l’ange créé par la mitsva d’allumer les lumières de
‘Hanouka se tient à nos côtés, nous protège et nous garde tous les jours de
l’année. Nos saints maîtres zatsal ont expliqué que les initiales de « te garder dans
toutes tes voies » (léchomrekha be-khol derakhékha) valent trente-six, allusion auxtrente-six lumières de ‘Hanouka : l’ange issu de la lumière de l’allumage des
lumières garde l’homme et éclaire toutes ses voies durant toute l’année.
37. Le livre Bné Yissa’har rapporte, au nom du tsadik Rabbi Pin’has de Koretz
zatsal, que, chaque année, au moment de l’allumage des lumières de ‘Hanouka,
la lumière cachée (*or haganouz*), qui est la lumière du Roi Machia’h, se révèle
et éclaire le monde.
38. Nos maîtres zatsal expliquent la formule des bénédictions instituées par les
sages : « qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné au sujet des
mitsvot ». Où nous a-t-Il ordonné cela ? Dans la Torah elle-même, lorsqu’il est écrit :
« Selon la Torah qu’ils t’enseigneront et selon la règle qu’ils te diront, tu agiras ; tu
ne t’écarteras pas… ». Nous sommes donc tenus d’écouter les sages, et les
bénédictions qu’ils ont instituées reposent sur cet ordre divin, car ce sont nos sages
qui ont institué toutes les mistvot de Hanouka.
39. Mes pères et maîtres zatsal avaient l’usage de dire LEHADLIK NER HANOUKA
= « allumer la bougie de ‘Hanouka » selon l’opinion du Ari hakadoch zatsal. ( & non
pas lehadlik ner chel hanouka )
40. On allume d’abord la nouvelle bougie de chaque soir, puis les autres, en allant de
gauche à droite, de façon à allumer en premier chaque soir la nouvelle lumière du
jour.
41. Après l’allumage, mes pères et maîtres zatsal avaient l’habitude de réciter sept
fois le verset « Yehi Noam ». Cette coutume est rapportée notamment dans le livre
Moëd LeKol ‘Haï, pour le mois de Kislev. Certains disent aussi 7 fois le tehilim 91
qui commence par Yoshev Besseter et c’est une belle ségoula.
42. On a coutume de dire après l’allumage le psaume 67 « Lamnaçéa’h binguinot,
mizmor chir » en forme de ménora. Le ‘Hida zatsal rapporte dans Midbar Kedemot
que le Saint Béni soit-Il montra à David ce psaume inscrit sur une plaque d’or en
forme de ménora, et que David emportait cette plaque à la guerre ; il la méditait et,
par son mérite, sortait vainqueur de ses ennemis.
43. Le livre saint Agra De-Pirka (lettre 176) rapporte que le bouclier de David portait
la forme d’une ménora, pour renforcer la victoire sur les ennemis d’Israël. C’est ce
que David exprime : « Car Tu éclaires ma lampe… avec Toi, je fonce sur unetroupe ». De même, lorsque la maison des ‘Hachmonaïm fut victorieuse, le miracle
eut lieu par la ménora, et cette lumière resta pour les générations, pour renforcer les
forces d’Israël contre ses ennemis. C’est pourquoi on a l’usage de tracer le psaume 67
(« Elokim yeh’onénou… ») en forme de ménora.
44. « De ce qui resta des cruches fut fait un miracle pour les roses » Nos saints
maîtres zatsal expliquent que le miracle eut lieu dès le premier jour : une petite
quantité d’huile ne se consuma pas, et c’est sur ce reste que la bénédiction reposa
pour les jours suivants. Cela nous enseigne qu’il suffit d’avoir un « reste », même
minime, pour que la bénédiction divine s’y pose, comme chez la veuve d’Ovadia
dont l’huile fut miraculeusement multipliée.
45. Les saints d’Israël méritèrent parfois de voir, à travers les lumières de
‘Hanouka, tout ce que l’année à venir réserve. Rabbi Méïr de Premichlan zatsal
disait qu’à ‘Hanouka il voyait, dans chaque bougie, un mois et demi de l’année à
venir.
46. Le saint Rabbi Aharon de Karlin zatsal déclarait, après l’allumage, que les
lumières de Hanouka lui avaient « raconté » des visions divines, et qu’il avait vu
des « visions d’Elo-kim » en se tenant face aux flammes.
47. Le rav saint auteur du Yesod Yossef zatsal écrit que le souvenir de la force du
miracle de ‘Hanouka ne disparaît jamais : en tout temps, les huit jours de ‘Hanouka et
l’allumage des lumières de mitsva subsistent. La lumière des lumières de mitsva est
particulièrement chère devant HACHEM : si nous méritions l’esprit de sainteté, nous
comprendrions combien ces lumières recèlent de prophéties et d’enseignements sur
l’avenir.
48. Dans notre famille, mes pères et maîtres zatsal avaient l’habitude, en toute
circonstance, d’allumer des lumières en l’honneur des Tsadikim, de prier et de
supplier HACHEM devant ces lumières en invoquant le mérite des Tsadikim, et de
regarder les lumières pour y puiser des paroles de délivrance et de miséricorde.
49. Il est rapporté dans les livres saints (par exemple Meïr ‘Einei ‘Hakhamim, portail
12, chapitre 2) que, lorsque l’homme allume les lumières de ‘Hanouka, toutes les
étincelles saintes liées à son âme, depuis ses ancêtres jusqu’à Adam Harichon, se
tiennent autour de lui, espérant que, par son éveil au moment de l’allumage, il les
élève et les ramène à leur source. C’est pourquoi nous nous efforçons dans laSainte communauté « Shuva Israël » de sanctifier au maximum ces jours de
‘Hanouka comme des jours de rapprochement vers l’Éternel, et de mérite pour la
collectivité, en allumant en public et en multipliant la lumière de Tsion.
50. Le combat du mauvais penchant contre l’homme consiste souvent à lui présenter
la faute sous l’apparence d’une mitsva, en « maquillant » l’interdit sous des habits de
sainteté. La force des lumières de ‘Hanouka est de donner à l’homme la lumière
nécessaire pour distinguer la vraie mitsva de la fausse : ce qui n’est qu’une faute
déguisée. C’est le sens du verset : « Car Tu éclaires ma lampe » – allumage de la
bougie de ‘Hanouka ; « Hachem mon D.ieu illumine ma nuit » – la lumière de
‘Hanouka fait sortir l’homme du chemin de l’obscurité.
51. L’homme doit savoir qu’en allumant les lumières de ‘Hanouka de manière
parfaite, avec toutes les kavannot et la halakha, il accomplit, dans un certain sens, une
œuvre comparable à celle du Grand Prêtre le jour de Yom Kippour, ainsi que
l’expliquent les maîtres de la Kabbale (voir Aran Adat sur ‘Hanouka).
52. Le dernier jour de Hanouka – ZOT HANOUKA – a un pouvoir très particulier
pour l’acceptation des prières.
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Traduction : ravcohensolal@shuvaisrael.fr
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