Nul n’est comme notre D…, nul n’est comme notre Seigneur, nul n’est comme notre Roi, nul n’est comme notre Sauveur !
Qui est comme notre D… ? Qui est comme notre Seigneur ? Qui est comme notre Roi ? Qui est comme notre Sauveur ?
Louons notre D…, louons notre Seigneur, louons notre Roi, louons notre Sauveur !
Béni est notre D…, béni est notre Seigneur, béni est notre Roi, béni est notre Sauveur !
C’est Toi qui es notre D…, C’est Toi, qui es notre Seigneur, c’est Toi qui es notre Roi, c’est Toi qui es notre Sauveur !
Tu nous sauveras ! Tu te lèveras, Tu prendras Sion en pitié, car il est temps de lui faire grâce : l’heure est venue.
C’est pour Toi, Hachem, notre D…, que nos ancêtres ont fait fumer l’encens du temps où le Temple existait, conformément à Ta prescription transmise par Moché Ton prophète, écrite dans Ta sainte Torah.
Hachem dit à Moché : « Choisis des ingrédients : du storax, de l’ongle aromatique, du galbanum, divers ingrédients, et de l’encens mâle ; le tout à poids égal. Tu en composeras un parfum, manipulé selon l’art du parfumeur : mixitionné, ce sera une chose pure et sainte. Tu le réduiras en poudre fine, et tu en poseras devant le Statut, dans la Tente d’assignation, où Je communiquerai avec toi ; ce sera pour vous une chose éminemment sainte. »
Et il est dit : « C’est sur cet autel qu’Aharone fera l’encensement aromatique. Chaque matin, lorsqu’il accomodera les lampes, il fera cet encensement, et lorsque Aharone allumera les lampes vers le soir, il le fera encore : encensement quotidien devant Hachem, dans toutes vos générations. »
Nos maîtres ont enseigné : comment préparait-on l’encens ? Il contenait trois cent soixante-huit manés (une Mané est une unité de poids de 750 gr environ), trois cent soixante-cinq manés correspondant aux jours de l’année solaire, un par jour, moitié le matin et moitié l’après-midi, et les trois manés restants étaient réservés au Cohen Gadol qui en prélevait deux pleines poignées le jour de Kippour. On les remettait au mortier la veille de Kippour pour accomplir le commandement : fin du fin. L’encens contenait onze parfums, à savoir : 1) le benjoin, 2) l’onyx, 3) le galbanum et 4) l’oliban, soixante-dix manés de chaque ingrédient, 5) de la myrrhe, 6) des feuilles de cassis, 7) de l’épi de nard, 8) du safran, seize manés de chaque, 9) douze de costus, 10) trois de l’écorce aromatique, 11) neuf de cinnamone ; du savon de Carchina neuf qabs (le quab équivaut à 1.382 litre), du vin de Chypre trois séas (le séa équivaut à 6 qabs) et trois qabs ; – si on ne trouvait pas de vin de Chypre, on apportait un vieux vin blanc ; – un quart (de qab) de sel de Sodome ; une petite quantité d’herbe fumigène ; Rabbi Natane de Babel exigeait aussi très peu d’herbe de Yarden. Si on y mettait du miel, l’encens était invalidé et si on manquait d’y mettre un des parfums, on méritait la mort.
Rabban Chim’on fils de Gamliel disait : le benjoin n’est rien que la gomme qui dégoutte des arbres résineux ; le savon, de Carchina à quoi sert-il ? à en frotter l’onyx pour le rendre plus beau ; le vin de Chypre à quoi sert-il ? à y tremper l’onyx pour le rendre plus fort ; cependant le tremper dans l’urine le rend meilleur, mais on ne fait pas entrer d’urine dans le Beth-Hamikdach eu égard au respect qu’on lui doit.
Selon un enseignement, Rabbi Natane disait : quand on pilait les ingrédients on devait dire : « pulvérise bien, pulvérise bien. » (En hébreu : hadeq heteb, heteb hadeq) car la consonance de ces mots bonifie le parfum. Si on l’avait préparé en y mettant la moité des quantités requises de chaque ingrédient, il restait conforme ; pour le tiers ou le quart, nous l’ignorons. Voici la règle selon Rabbi Yéhouda : si les proportions sont respectées, même de moitié, l’encens est valable ; mais, si on réduisait la proportion de l’un des parfums, on méritait la mort.
On a enseigné à la maison d’étude de Bar-Qappara : tous les soixante ou soixante-dix ans, ce qui restait [des trois manés dont le Kohen Gadol prélevait à chaque Kippour] arrivait à la moitié [des trois cent soixante-huit manés réglementaires]. On a encore enseigné dans la maison d’étude de Bar-Qappara : si on y avait mis un qortov (très petite quantité : 9 gr environ) de miel, personne n’aurait pu résister à l’odeur ; pourquoi alors n’y mélangeait-on pas de miel ? C’est parce que la Torah a dit « Nulle espèce de levain ni de miel ne doit fumer, en combustion, en l’honneur de Hachem. »
Hachem-Cébaot est avec nous, le D… de Ya’aqov est une citadelle, pour nous, Sélah ! Hachem-Cébaot, heureux l’homme qui a confiance en Toi ! Hachem, viens à notre secours ! Que le Roi nous exauce le jour où nous L’invoquons ! Alors Hachem prendra plaisir aux offrandes de Yéhouda et de Yérouchalayim, comme il faisait aux jours antiques, dans les années d’autrefois.
Traduction tirée du Pata’h Eliyahou Bilingue avec l’autorisation des éditions Colbo – Paris
Autorisation n° 105